par Jean-Yves Garel Confier ses relations presse à une agence coûte cher si l’on vise un résultat de qualité. C’est pourquoi nous recommandons aux PME d’assurer en interne l’aval de ce métier, c’est-à-dire la « relation journaliste », en se faisant aider, au moins dans un premier temps, par un conseil pour l’amont (stratégie, rédaction, constitution du fichier). Voilà une excellente opportunité d’évolution de carrière pour un collaborateur ayant le goût de la communication. | | 
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La solution classique : confier ses relations presse à un agence Une solution est de confier ses relations presse à une agence spécialisée. Sa prestation pourra couvrir tout le processus de communication avec les journalistes. En résumé :
- élaboration d’une stratégie - constitution d’un fichier journaliste - rédaction d’un dossier de presse - rédaction des communiqués de presse - diffusion et relances ciblées - organisation et cadrage des interviews - suivi des retombées presse
L’avantage de la formule réside dans le professionnalisme des prestataires, avec en particulier leur connaissance du milieu journalistique : ligne éditoriale de chaque support, dates de bouclage, sujets récemment traités, planning rédactionnel… sans oublier les contacts personnels - qui ne manquent pas de s’établir lorsque l’on travaille à temps plein dans ce métier. Haut de la page Des prestations en relation avec le budgetEn contrepartie, l’entreprise verse des honoraires mensuels. Selon le montant de ces derniers, le client sera suivi par un « senior épaulé par un junior » ou par un « junior encadré par un senior »… Tout est affaire de budget, cela va de soi. Un chiffre ? Prenons le risque : en dessous de 5 000 Euros par mois, frais compris, il est difficile d’espérer une prestation efficace. La difficulté majeure pour les agences est d’obtenir une rémunération suffisante pour l’aval de leur prestation, le « push », c’est-à-dire les relances journalistes et le suivi des contacts. Cette activité est très « mangeuse de temps ». D’où la tentation de la confier à des juniors, voire à des stagiaires. Or, une bonne stratégie presse, de bons communiqués et un bon fichier ne font pas tout. Il est impératif, lors de tout contact avec un journaliste - que ce soit à l’initiative de celui-ci ou lors d’une relance - de répondre à ses questions et de savoir rebondir sur ses centres d’intérêt pour lui fournir les informations ad hoc et enclencher une suite. Cela demande de l’expérience et, en préalable, de s’être s’investi dans la connaissance de l’entreprise et de son environnement. C’est là que le bât blesse parfois… quand le budget est un peu serré. Haut de la page L’autre solution : internaliser le « push »
Pour les entreprises qui ne disposent pas du budget nécessaire pour s’offrir les services d’une agence au maximum de ses compétences, nous proposons une solution alternative : internaliser le « push ».
Voici quelques détails supplémentaires sur cette activité. Elle consiste à :
- diffuser les communiqués de presse, - relancer les journalistes, en leur téléphonant le nombre de fois nécessaire pour réussir à les joindre, - tenir à jour le fichier presse où l’on note le résultat des conversations (changements d’interlocuteurs, centres d’intérêt, plannings rédactionnels personnels…), - revenir comme prévu et avec les informations adaptées vers les journalistes intéressés, - organiser les rendez-vous.
Le fichier journalistes peut être acquis auprès de l’un des fournisseurs de fichiers presse. Idem pour les plannings rédactionnels généraux. La gestion des contacts s’effectue avec un logiciel spécialisé ou un gestionnaire de fichier classique, voire un tableur.
Pour l’élaboration de la stratégie, l’organisation de la fonction « Relations presse » et la rédaction des documents, il est préférable, tout du moins dans un premier temps, de faire appel à un conseil extérieur. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Haut de la page Les avantages de la formule
En s’en tenant au « push », l’activité internalisée mobilisera environ 25 % du temps d’une personne. Cela pour une PME émettant un communiqué par mois, ce qui est le minimum pour se faire connaître et reconnaître auprès de la presse.
La formule présente deux avantages clés, directement liés à l’origine interne du chargé de relations presse :
- il connaît le positionnement de l’entreprise, ses produits, sa stratégie et peut trouver à tout instant le renseignement qui lui manque. Son discours est affûté et évolutif. Les journalistes auront la satisfaction de parler à une personne compétente et au fait des dernières nouvelles en temps réel. - il offre un maximum de réactivité au journaliste lors d’un contact. Le patron est à côté. Le rendez-vous est vite pris. Ou l’appel vite transféré. Haut de la page Avec un « plus » : une opportunité d’évolution de carrière pour un collaborateur
Cette fonction à temps partiel peut aisément être confiée à une assistante de direction, un chargé de back office commercial, un(e) chargé(e) de marketing… L’essentiel est la connaissance de l’entreprise et de ses produits, un bon relationnel, le sens de l’organisation et l’envie de se confronter à une nouvelle activité. Pour le reste, les techniques des relations presse ne sont pas très compliquées. Tout ce qui relève du « push » peut s’apprendre rapidement.
Ensuite, si la personne a de bonnes capacités rédactionnelles ou apprend à les développer, elle pourra assurer la production du dossier de presse et des communiqués de presse. Puis, avec l’expérience, elle sera en mesure de prendre en charge la totalité de la fonction Relation presse, y compris la stratégie !
L’idée vous séduit ? Parlons en. Haut de la page | | |